[Modern] Focus Carte : Path to Exile

Introduction

Bonjour à tous !

Joueur de Modern depuis maintenant un peu moins de deux ans, j’ai eu la possibilité de suivre de près l’actualité de ce format, et des publications qui y sont liées. Afin de vous proposer quelque chose qui sorte un peu de l’ordinaire, je souhaite lancer une série d’articles, Focus Carte, qui cherchera à présenter comment utiliser une carte spécifique au maximum de ses possibilités. Étant essentiellement joueur de UW control, mes choix d’exemples seront souvent choisis autour de cet archétype, mais cela ne m’empêchera pas de citer plein d’autres decks et de cartes du format.

Ces articles seront articulés de la manière suivante :

  • analyse de la carte et des points de règles associés
  • comment utiliser la carte de manière générale, et les différents modes possibles
  • les avantages et inconvénients de chaque timing de lancement
  • et pour finir, des utilisations et bluffs possibles avec la carte en tournoi

Et aujourd’hui, le focus sera sur… Path to Exile !

I – Présentation de la carte : Path to Exile

N.B. : Dans le cas où vous seriez déjà familier avec la carte et les règles classiques liées au ciblage, n’hésitez pas à passer cette partie. Dans le cas contraire, vous pourrez peut-être apprendre quelque chose. Toutefois, si vous ne connaissez pas encore le Gatherer, n’hésitez pas à cliquer sur le lien juste en dessous pour découvrir ce site de référence pour les rulings spécifiques aux cartes, leurs raretés, etc…

Commençons par une recherche sur le Gatherer afin de nous renseigner un peu sur la carte :

https://gatherer.wizards.com/Pages/Card/Details.aspx?multiverseid=179235

Card Name: Path to Exile

Mana Cost: W

Converted Mana Cost: 1

Types: Instant

Card Text: Exile target creature. Its controller may search their library for a basic land card, put that card onto the battlefield tapped, then shuffle their library.

Notez la différence de vocabulaire entre le texte de la version originelle de la carte, et sa version oracle : “Remove… from game” a été remplacé par “Exile”. Cette modification des termes a été apportée lors d’une mise à jour des règles en 2010, et on en garde encore aujourd’hui dans les règles officielles :

406.8. Previously, the exile zone was called the “removed-from-the-game zone.” Cards that were printed with text that “removes [an object] from the game” exiles that object. The same is true for cards printed with text that “sets [an object] aside.” Cards that were printed with that text have received errata in the Oracle card reference.

Il ne faut pas confondre avec “Outside of game”, qui en tournoi va désigner le sideboard (et toute votre collection en casual). Karn, the Great Creator illustre bien cette différence, car il mentionne les deux dans sa textbox.

Les versions plus récentes de Path to Exile ont été mises à jour avec le texte Oracle :

Cette carte permet donc, pour le coût d’un seul mana coloré, non pas de détruire, mais d’exiler n’importe quelle créature, sans aucune condition restrictive sur la créature, si ce n’est qu’il faut pouvoir la cibler. Plus d’indestructibilité, de régénération, de trigger de mort, ou de retour du cimetière possible ! Pour une telle efficacité, il y a toutefois un prix à payer : un terrain de base est donné au contrôleur (et pas propriétaire) de la créature exilée ainsi, engagé… jusqu’à la prochaine phase de dégagement de son contrôleur, bien entendu.

Et bien sûr, c’est un éphémère, ce qui permet de s’en servir à n’importe quel moment quand on récupère la priorité !

Examinons maintenant les points de règles indiqués dans le Gatherer :

If the targeted creature becomes an illegal target by the time Path to Exile would resolve, the entire spell doesn’t resolve. The creature’s controller won’t search for a basic land card.

On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre ! Si jamais la créature ciblée quitte le terrain avant résolution du sort, ou si elle devient inciblable, il n’y aura plus aucune cible légale pour le Path to Exile. Etant un sort qui nécessite au moins une cible, et l’intégralité de ses cibles étant devenue illégale, il va donc fizzle à la résolution (échouer). Cela signifie que la créature ciblée initialement ne sera pas exilée (elle n’est plus une cible légale), mais aussi que la possibilité d’aller chercher un terrain de base ne sera pas donnée à son contrôleur.

Cf https://mtg.gamepedia.com/Fizzle pour plus de détails (en anglais).

The controller of the exiled creature isn’t required to search their library for a basic land. If that player doesn’t, the player won’t shuffle their library.


Its controller may search their library” : l’action d’aller chercher un terrain dans le deck est accompagnée du modal “may”, qui laisse le choix au joueur concerné d’effectuer l’action suivant le “may”. Le contrôleur de la créature exilée n’est donc pas forcé de chercher dans son deck un terrain de base, et donc n’est pas forcé de le mélanger. A noter qu’il est aussi autorisé d’aller chercher dans le deck, même si on sait pertinemment qu’il n’y a pas de terrain de base, ce qui entraînera un mélange du deck.

II – Les différents modes et utilisations de : Path to Exile

Plusieurs modes sur Path to Exile ? Aliquanto, es-tu devenu fou ? Path to Exile n’a pas de modes que tu peux choisir comme Cryptic Command ! En effet, mais je souhaitais utiliser cette formulation pour mettre en exergue les possibilités de la carte, qui ne se limitent pas juste à exiler une créature en face. 

Il est tout à fait possible d’utiliser Path to Exile sur une créature qu’on possède : 

  • quand on a besoin d’un terrain de base : parfois, on n’arrive pas à atteindre un nombre suffisant de terrains, ou on n’a pas les sources colorées qu’on souhaiterait. Il peut alors être nécessaire de sacrifier une créature ainsi qu’un removal pour sortir de cette situation. Par exemple, être bloqué à 3 terrains ou ne pas avoir 2 manas blancs face à un jeu Humains peut être très punitif quand on a absolument besoin d’une wrath. Faire du 2 pour 1 (créature + removal en échange d’un terrain) peut être la meilleure chance de victoire dans ce cas là, car la wrath qui arrivera pourra alors renverser complètement l’équilibre de CA et de prise du champ de bataille.

  • quand notre créature va mourir : quitte à être sûr de perdre une créature (qui chumpblock, se prend un removal…), pourquoi ne pas la transformer en terrain de base ? On peut voir cette situation comme du 1 pour 1, où on transforme un removal en terrain. C’est particulièrement intéressant quand ce terrain est essentiel pour pouvoir jouer (cf situation précédente), ou quand les removals sont inutiles face au deck qu’on affronte, comme en game 1 face à Ad Nauseam. Le terrain supplémentaire pourra potentiellement permettre de lancer plus d’interaction en un tour plus tard si besoin, tandis que le Path to Exile n’aurait servi qu’à cibler un potentiel Laboratory Maniac protégé par plusieurs Pact of Negation.

  • quand on doit mélanger notre deck : quand on sait que notre seule porte de sortie est au bas du deck, ou que les cartes du dessus du deck sont parfaitement inutiles, il peut être pertinent d’utiliser Path to Exile comme moyen de mélanger son deck pour envoyer au loin ces mauvaises cartes, ou augmenter les chances de piocher la carte qu’on souhaite. Par exemple, utiliser un Path to Exile sur un Wall of Omens permet de mélanger les cartes déposées par un 0 de Jace, the Mind Sculptor, sans perdre de CA dans l’opération (le removal étant remplacé par un terrain, et la créature ayant déjà fait piocher une carte).

  • en réponse à un effet de type mind control : imaginons que votre adversaire tente de prendre le contrôle d’une de vos créatures avec une carte comme Entrancing Melody, et vous savez que vous allez devoir sacrifier votre Path to Exile sur votre créature quoiqu’il arrive. Dans ce cas, mieux vaut le lancer tant que cette créature est toujours sous votre contrôle : vous serez alors l’heureux bénéficiaire d’un terrain de base engagé, et vous éviterez de donner un terrain à l’adversaire. En effet, comme nous l’avons vu dans la première partie, Path to Exile s’intéresse au contrôleur de la créature ciblée, et non son propriétaire.

  • pour déranger un adversaire qui avait besoin de la présence de cette créature en jeu : il peut être utile de ne pas avoir de créature en jeu face à un joueur qui veut lancer Timely Reinforcements ou Searing Blaze. Face à Timely Reinforcements, il est possible de s’exiler une créature en réponse au sort pour tenter d’avoir moins ou autant de créatures que l’adversaire, et donc éviter de lui laisser les tokens. Face à Searing Blaze, exiler la créature ciblée par ce sort en réponse n’empêchera pas la perte de PV toutefois, car il y aura toujours une autre cible : le joueur ciblé. Et comme toutes les cibles du sort ne deviennent pas illégales dans cette situation, Searing Blaze va pouvoir se résoudre. Si Searing Blaze vous inquiète, il faudra dans ce cas vider à l’avance votre côté du terrain pour empêcher ce sort d’être lancé sur vous. A vous de voir si cela est pertinent de ne plus avoir de clock/bloqueur en échange de ce petit bénéfice, à partir des informations à votre disposition. Autre exemple : si jamais votre adversaire lance un Cryptic Command en ciblant votre créature pour la renvoyer en main, et choisit un autre mode sans cible, probablement l’effet de pioche, il est possible d’exiler sa propre créature avec Path to Exile afin d’empêcher l’adversaire de piocher, car le Cryptic Command va fizzle, ayant perdu toutes ses cibles. Si le seul moyen de gagner pour l’adversaire est de piocher un sort non créature, ou créature sans effet d’ETB (Enter The Battlefield), dans ce cas l’empêcher de piocher en sacrifiant un Path to Exile peut augmenter vos chances de victoire. 

Mais bien évidemment, il est aussi possible d’utiliser Path to Exile sur une créature que l’adversaire possède. Il est généralement déconseillé de le faire dans les tout premiers tours si l’adversaire nous laisse respirer, car le terrain donné à l’adversaire peut lui donner énormément d’avance dans ces tours. Par ailleurs, utiliser ce removal sur un mana dork tel que Birds of Paradise est une très large partie du temps un mauvais choix, car on perd une carte juste pour remplacer une source de mana par une autre. Si toutefois vous avez vraiment peur de ce qui pourrait arriver le tour suivant si vous laissez le mana de ce mana dork à votre adversaire, utiliser Path to Exile dessus durant l’entretien ou la phase de pioche de votre adversaire, s’il ne peut pas faire de play intéressant en vitesse éphémère : rendez-vous dans la prochaine section pour plus de détails.

III – Les timings de lancement de Path to Exile

A – Pendant notre tour :

Path to Exile étant un éphémère, on va dans la majorité des cas préférer jouer cette carte pendant le tour adverse, pour le faire avec un maximum d’information, et forcer l’adversaire à utiliser le mana de son tour pour y répondre s’il souhaite le faire. De plus, cela lui fera un tour de moins avec la possibilité d’utiliser le terrain de base donné par Path to Exile, car le terrain arrive engagé et ne se dégage normalement qu’à la phase de dégagement suivante de notre adversaire.

Toutefois, des cas particuliers peuvent pousser à vouloir lancer Path to Exile pendant notre tour, principalement :

  • quand on a besoin de se débarrasser d’une créature qui nous gêne précisément pour ce tour : comme un bloqueur qui empêche d’attaquer pour le létal ou pour tuer un planeswalker, ou un hatebear qui bloque les actions prévues pour le tour (Meddling Mage qui nomme le Supreme Verdict qu’on a en main face à un board rempli par exemple). Ces cas se voient surtout quand on n’a pas pu lancer Path to Exile à la fin du tour adverse, car on n’avait plus de mana pour ça, ou tout simplement parce que c’était le topdeck du tour.

  • quand on a besoin de se débarrasser d’une créature qu’on ne peut pas laisser un tour de plus à l’adversaire : typiquement, Dark Confidant qui ferait gagner une carte à l’adversaire si on le laisse dégager avec (pas de créneau où on récupère la priorité pendant le tour adverse avant le déclenchement du trigger), et qu’on n’a pas pu gérer pendant son tour pour les raisons du paragraphe précédent. Il est plutôt déconseillé de le faire dès le tour 2 toutefois, le terrain donné ainsi risque d’accélérer un peu trop l’adversaire.

  • quand l’adversaire joue en instant speed une créature qu’on veut gérer immédiatement : imaginons qu’il pose une créature en flash à la fin de déclaration des attaquants par exemple, comme Restoration Angel qui va tenter de bloquer un pauvre Spell Queller. Ou qu’il risque de protéger sa créature plus efficacement s’il a plus de mana (par exemple un jeu UW qui pose en fin de tour une Vendilion Clique très menaçante pour nos PV/PW). Dans ce cas, si le terrain supplémentaire donné à l’adversaire ne laisse pas prévoir de grand risque, il n’y a pas à hésiter (surtout si la Clique nous vise et risque de prendre notre seul removal) !

B – Pendant le tour adverse :

1 – L’entretien/la pioche

Dans cette situation, il s’agit essentiellement d’empêcher l’adversaire d’avoir sa créature en main phase, tout en lui évitant de lui donner un terrain dégagé pour ce tour ci. Par exemple, un Arbor Elf qui a une cible un peu trop juteuse à dégager. Il faut être à peu près certain que l’adversaire ne jouera pas en instant speed cependant, sans quoi il pourra jouer en réponse au removal. Lancer Path to Exile pendant la phase de pioche maximise les chances que l’adversaire pioche un terrain de base, tandis que le lancement à l’entretien limite les chances qu’il ait une réponse en main.

3 – La main phase 1

Il est plutôt rare de lancer Path to Exile en main phase, à moins que l’adversaire ne nous force un peu la main : on peut penser à un joueur qui a un Devoted Druid en jeu, et joue un Vizier of Remedies, nous forçant à éliminer le Druid avant que le Vizier ne touche la table. L’adversaire pourra aussi tenter de forcer des créatures dangereuses pendant cette phase s’il veut offrir une cible différente de celle avec laquelle il souhaite attaquer s’il pense que son attaquant est plus important.

4 – Pendant le combat

a – Début du combat

C’est le moment pour gérer une créature avant qu’elle n’attaque, telle que Dreadhorde Arcanist, sans que l’adversaire ne puisse rejouer grand chose d’autre que des éphémères ou des cartes avec le flash à ce moment.

b – Déclaration des attaquants

S’il n’y a pas d’inconvénient à ce que la créature qu’on veut éliminer soit déclarée attaquante, autant attendre qu’elle le soit bel et bien, avant de vérifier qu’il n’y a pas de bluff de l’adversaire, ou qu’il n’essaie pas de tourner autour d’un bloqueur surprise ou de Settle the Wreckage par exemple. Si c’est le cas, et il n’attaque pas avec votre cible initiale, vous pouvez normalement soit attendre la fin du tour pour exiler sa créature, soit choisir un autre attaquant si vous estimez que vous devez limiter votre perte de point de vie. Si vous pouvez vous permettre de perdre des points de vie, il peut être pertinent d’attendre plutôt la fin du tour, afin d’avoir le choix entre les menaces à gérer si jamais votre adversaire joue quelque chose de pire encore juste après.

c – Déclaration des bloqueurs

Si vous craignez que votre Path to Exile puisse être contré, ou la créature ciblée protégée, et si vous avez des excédents de bloqueurs plutôt que de PV, il peut être sage de tout d’abord déclarer une de vos créatures en tant que bloqueur de votre cible à venir, puis jouer Path to Exile dessus une fois qu’elle est déclarée bloquée, afin de vous assurer que la créature que vous vouliez exiler ne touche pas vos PV, même si votre adversaire trouve un moyen quelconque pour lui éviter d’être exilée, et via un trick de combat en profite pour la rendre imblocable, ou lui donner une forme d’évasion (hors piétinement). Il s’agit tout de même plus souvent d’une stratégie plus pertinente en limité qu’en modern, et plutôt avec Lightning Bolt qu’avec Path to Exile, car les tricks de combat qui donnent de l’évasion donnent plutôt une amélioration des statistiques en général, et sont évidemment plus joués en limité qu’en modern.

d – Blessures/fin du combat

Il est extrêmement rare de jouer un Path to Exile dans ces phases. Des tricks liés à la double initiative et à la séparation des phases de blessures d’initiative et classiques pourraient pousser à faire ceci, suivant éventuellement la même logique que dans le paragraphe précédent. Il peut aussi être pertinent de lancer son Path to Exile à ce moment face à un joueur d’Infect qui n’a pas encore fait son land drop du tour : les potentiels buffs qu’il jouera à ce moment ne seront pas convertis en blessures, et il aura un terrain de moins pour lutter autour du Path to Exile – que dans le cas où il en avait bien un en main et qu’il attendait la main phase 2 pour le jouer. 

5 – La main phase 2

Cf main phase 1, sauf que cette fois-ci il n’y a plus besoin de se préoccuper des potentiels attaquants pour le tour.

6 – La fin du tour 

Si vous avez survécu jusqu’à là, vous pouvez tranquillement faire votre choix de créature à éliminer, sans (trop de) crainte d’être puni.

IV – Exploiter la faillibilité humaine avec Path to Exile

En tournoi irl, tout n’est pas géré par ordinateur ; et les adversaires peuvent toujours faire des missplays, de par la méconnaissance de certaines cartes par exemple. On peut donc en profiter pour récupérer de l’information, ou pousser l’adversaire à faire de mauvais plays dans ces situations. Path to Exile est une carte au fonctionnement relativement simple, toutefois certaines subtilités peuvent être mal comprises par l’adversaire, en particulier le “may” pour aller chercher un terrain de base. De ce que je sais, il y a deux moyens de profiter de ceci :

  • prendre connaissance de la quantité exacte de terrains de base dans le deck de l’adversaire : cela est particulièrement utile pour les jeux avec Field of Ruin, afin de déterminer si vous pouvez détruire des terrains adverses “gratuitement”, sans qu’il n’ait de terrain basique pour remplacer son terrain détruit. Attention toutefois : l’adversaire retors peut volontairement éviter d’aller chercher son terrain de base pour ne pas donner cette information, ou chercher et annoncer qu’il n’a pas trouvé. Il peut aussi tout simplement l’avoir en main. De plus, il arrive exceptionnellement que certaines listes, peu jouées actuellement, aient un terrain de base en side pour lutter contre les jeux avec beaucoup de Field of Ruin et Path to Exile (Death’s Shadow Zoo, par exemple, a parfois une forêt de base en side pour cette raison).
  • mélanger le deck adverse : on peut toujours espérer que l’adversaire aille chercher un terrain de base pour le faire mélanger son deck quand il a mis une carte spécifique au dessus (avec Noxious Revival par exemple). Le simple de fait de lui rappeler qu’il peut aller chercher un terrain de base (ce qui est obligatoire, cf paragraphe suivant) peut le pousser à aller en chercher un sans qu’il réalise qu’il n’était pas obligé de le faire.

Quoiqu’il en soit, n’oubliez pas d’annoncer à votre adversaire qu’il peut aller chercher un terrain de base si votre Path to Exile se résout, sans quoi vous risquez un warning (ou pire si on établit que c’était volontaire) ! Plus d’infos ici concernant la mise en place de cette règle de tournoi : https://blogs.magicjudges.org/telliott/2017/09/25/policy-changes-for-ixalan/ (paragraphe : Rrrrreminding Your Opponent About Optional Choices, en anglais), et ici pour la règle générale qui est enfreinte et ses conséquences : https://blogs.magicjudges.org/rules/ipg3-7-fr/

Conclusion

Dans cet article, nous avons vu :

  • Comment étudier une carte au premier abord, et ce que cela peut nous révéler immédiatement sur des points de règles. Dans le cas de Path to Exile : on a vu l’évolution d’un terme sur le texte Oracle, le fait qu’il s’agissait d’un sort avec une cible et comment le faire échouer, et que la carte laissait un choix au joueur affecté.
  • On peut utiliser Path to Exile sur nos propres créatures, dans le cas où on a besoin d’un terrain de base, quand Path to Exile est inutile contre le deck adverse, quand on souhaite mélanger notre deck, ou pour des questions de value.
  • On peut lancer Path to Exile pendant notre tour quand on ne peut pas se permettre de laisser l’adversaire dégager avec la créature qu’on souhaite exiler. Mais au contraire, il est plus pertinent d’attendre le tour adverse quand on peut afin de forcer l’adversaire à réagir pendant son propre tour, avoir plus d’information, et laisser le terrain de base donné à l’adversaire engagé pour un tour de table de plus.
  • Enfin, l’utilisation de Path to Exile peut renseigner sur le nombre de terrains de base dans le deck adverse, mais peut aussi pousser l’adversaire à mélanger son deck, même quand c’est à son détriment.

J’espère que cet article aura pu vous être utile d’une manière ou d’une autre, et n’hésitez pas à laisser un commentaire si jamais vous avez noté une erreur ou un point manquant !

A bientôt pour un nouvel article, et qui sait, la suite de cette série 😀


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